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Les
fermes
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L'élevage d'animaux à
fourrure dans les fermes a commencé il y a 130 ans; les premiers
animaux furent les renards polaires, puis, il y a environ 100 ans,
se fut le tour des renards argentés, pour finir avec les
visons, au début du vingtième siècle. On assiste
aujourd'hui à une grande renaissance des fermes de chinchillas
en Europe de l'Est, alors que les tentatives avec les ragondins
(en Pologne dans les années 1970) ont toutes été
vouées à l'échec. Les animaux à fourrure
provenant des fermes sont ainsi depuis 50 à 80 générations
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sous la responsabilité et la protection
de l'homme, comme toutes les espèces domestiquées par
l'homme. Les animaux de ferme ne sont pas des animaux sauvages et dépendent
entièrement de l'homme. Un grand nombre de fermes sont des entreprises
familiales du secteur agricole. Très souvent, dans ce type d'exploitation
familiale, l'élevage de visons et de renards ne représente
qu'une partie de l'activité agricole. Rien qu'en Scandinavie,
on trouve quelques 10'000 familles qui vivent de l'exploitation de fermes
de visons ou de renards. Ces fermes se trouvent dans des régions
reculées, où l'agriculture traditionnelle est difficile.
Pour nourrir les animaux, on utilise des surplus de viande ou de poissons
impropres à la consommation des humains. Une richesse naturelle
est ainsi crée sans recourir aux subventions mises à disposition
par les caisses de l'UE. Les fermes d'élevage d'animaux à
fourrure se trouvent essentiellement au Canada et aux USA. Mais il faut
savoir que le premier producteur au monde est la Scandinavie. Dans tous
ces pays une législation stricte est appliquée, de façon
à garantir une bonne protection des animaux. Des standards élevés
sont développés et appliqués pour obtenir des animaux
à fourrure en parfaite condition, ce qui se traduit par une
qualité irréprochable. Vétérinaires, éthologues
et universitaires collaborent avec les fermiers pour améliorer
ces standards; certaines associations de protection des animaux se joignent
à ces groupes de travail.
La Recherche
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Depuis plus de 25 ans, les visons
et renards d'élevages font l'objet de recherches biologiques
intenses. La Scandinavie est à la pointe des études
de ce domaine très particulier. Selon le Prof. Heller de
l'université de Copenhague, le bien-être des animaux
de ferme ne doit pas être juger en fonction des sentiments
ou émotions de l'homme, mais d'après des critères
scientifiques quantifiables donc objectivement mesurables. Les résultats
des études entreprises prouvent que le bien-être des
animaux dans les fermes |
ne dépend pas uniquement de la grandeur
des cages et que les fonds en treillis introduits pour des raisons d'hygiène
n'ont, d'après ses constatations, aucune influence notable sur
le comportement des animaux, ni sur leur état de stress. En effet,
ce qui est important c'est le nid (nestbox), qui est absolument obligatoire,
et dans lequel les animaux peuvent se retirer: c'est là que
les visons passent le 72 pour cent de leur temps.
Domestication
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Au cours de la domestication, des
modifications génétiques interviennent naturellement
générations après générations.
Elles sont fonctions du milieu, de la nourriture, des conditions
d'élevage et de la sélection faites par l'éleveur,
qui vise année après année, à obtenir
les meilleurs spécimens. Adaptations à la vie de ferme,
qualité de la fourrure, couleurs, taux de reproduction élevé,
sont les critères les plus importants qui guident l'éleveur.
Après deux ou trois générations, on peut déjà
remarquer des changements dans le comportement des animaux: |
habitudes de
la cage, faible crainte de l'homme, curiosité. Les études
sur le comportement des visons montrent que leur niveau de stress est
bas, ce qui démontre un taux de domestication élevé.
Nourriture
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La nourriture des animaux d'élevage
est constituée, en moyenne, par environ 40 pour cent de poisson (déchets
de la pêche et du conditionnement), 20 pour cent de viande (déchets
d'abattoir et morceaux de viande non comestibles), 10 pour cent de céréales
(graines, vieux pain, déchets de pommes de terre), 10 pour cent d'herbes
et de déchets de légumes ainsi que 20 pour cent d'eau. Ces
préparations doivent être d'une fraîcheur absolue
et exemptes de germes. |
C'est pour cela que dans la plupart des
cas, la nourriture est préparée dans des cuisines centralisées
et spécialement équipées, puis livrée aux
fermes.
Le succès économique
d'une ferme ne dépend que de la qualité des soins donnés
aux animaux!
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Aujourd'hui, les animaux à
fourrure élevés en fermes sont considérés
comme des animaux domestiques dont on prend très grand soin.
Des cages convenables, une surveillance médicale (vétérinaire)
constante, et des soins journaliers sont les conditions nécessaires
pour garantir le succès des fermiers. Les vétérinaires
sont les premiers à reconnaître, que seuls ceux qui
connaissent les animaux et qui sont dévoués à
leur cause ont une chance en tant qu'agriculteur de survivre. La
réalité est que seuls les animaux bien |
entretenus, sains et soignés ont
une fourrure belle et épaisse, qui se vendra au enchères
à un prix couvrant les frais et les investissements.
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